Des radeaux de papier (2021-…)

Des expositions d’archives autour de la littérature clandestine de l’époque communiste en Hongrie et en Tchéquie


En 2021, j’ai complété un mémoire de maîtrise en études littéraires qui portait sur la circulation clandestine, dans les années 1970 à Prague, du texte Une trop bruyante solitude de l’auteur tchèque Bohumil Hrabal (1914-1997)

(HYPERLIEN VERS PAGE RECHERCHES)
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Une fois ma maîtrise achevée, j’ai décidé de poursuivre mes recherches, dans l’objectif, cette fois, de préparer l’écriture d’un roman tellement ce domaine, alors que je le fréquentais en chercheure, m’était apparu propice à l’élaboration d’un texte de fiction.

Afin d’asseoir ma compréhension du champ et de récolter du matériel documentaire, j’ai mené des recherches sur le terrain en Europe centrale. J’ai décidé de produire des expositions sur place dans le but de mettre en valeur le matériel récolté, d’élaborer un réseau de contacts et de recueillir des commentaires constructifs pour la suite du projet. J’apprécie également le fait que les expositions favorisent les rencontres et les échanges, ce qui permet parfois des conversations intergénérationnelles à propos du passé et de l’avenir.

Depuis 2021, j’ai passé six mois dans des centres d’archives à Budapest, en Hongrie (Open Society Archives, Artpool) et à Prague, en Tchéquie (Libri Prohibiti, Památník národního písemnictví) en plus de collecter, principalement dans ces deux villes, les témoignages oraux d’une quinzaine d’acteur·ice·s du champ (dissident·e·s de l’époque communiste ayant fabriqué ou distribué ces livres clandestins, chercheur·e·s, librairies, zinesters et militant·e·s). À partir de cette matière, j’ai créé deux expositions d’archives : Papírtutajok (galerie ISBN, Budapest, novembre 2022) et Bon voyage en Bohême, et n’oublie pas d’écrire! (galerie Sklaad, Prague, mars 2023).

Depuis mes premiers projets artistiques en 2013, l’exposition constitue une étape intermédiaire entre l’écriture et la fixation du texte, un banc d’essai qui enrichit la fiction d’un premier échange avec le public. Je façonne en effet des créations multidisciplinaires à partir de mon écriture, et ces créations font progresser mes fictions jusqu’à leur forme écrite. Je conçois donc le projet Des radeaux de papier (avec ses recherches et ses expositions) comme une étape qui irriguera mes projets multidisciplinaires futurs.

Pour en savoir plus :

Merci à Première Ovation – volet arts littéraires pour son soutien dans le cadre de son programme de résidence.